La nouvelle saison de la Petite Galerie du Louvre vous emmène à la découverte de la représentation du corps en mouvement.
Laissez-vous emporter dans une danse avec les œuvres du musée.

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Homme marchant égyptien

Assiout (Moyenne Égypte)
Vers 1800 avant J-C
Bois de tamaris peint - H. 25,7 cm, L. 4,2 cm
Paris, musée du Louvre

Voici l’ « homme marchant ». La statuette de cet inconnu a été retrouvée dans sa tombe au cours de fouilles. Il devait être un haut fonctionnaire de Pharaon, le roi d’Egypte. Le défunt s’est fait représenter dans l’action de la marche. Mais une marche qui n’est pas naturelle : son dos est raide tout comme ses deux jambes. Cela n’a pas d’importance pour notre inconnu. En effet, pour les égyptiens, la représentation a une fonction magique. Ici le simple fait de se faire sculpter assure au mort la possibilité de se déplacer dans l’au-delà, comme sur terre et pour l’éternité.

Statuette d’un roi en Héraclès

Smyrne (la moderne Izmir, Turquie actuelle)
Vers 180 avant J-C
Marbre - H. 35 cm
Paris, musée du Louvre

Nous observons que le sculpteur a modifié l’équilibre de la statuette du roi en Héraclès juste en basculant légèrement le bassin dans un sens et les épaules dans l’autre sens. Ce mouvement nommé « CONTRAPPOSTO » en italien donne au roi une attitude plus naturelle et vivante. Il n’est pas raide. Il est prêt, sans doute, à marcher.

Figurine de jeune fille dansant dite Danseuse Titeux

Acropole d’Athènes (Grèce)
Vers 350 avant J-C
Argile avec traces de peinture - H. 21 cm
Paris, musée du Louvre

La statuette de la Danseuse Titeux a été moulée dans l’argile. Elle esquisse un pas de danse et dévoile un bout de son pied tandis que son grand manteau ondule de part et d’autre de son corps.

Acrobate

Tarente (Italie)
Vers 300-275 avant J-C
Terre cuite - H. 15 cm
Paris, musée du Louvre

La jeune femme exécute une culbute : en équilibre sur ses avant-bras, le corps renversé, la tête semblant détachée du buste, les jambes cherchant la stabilité. La position éphémère et fragile suppose une grande habileté. Elle est sans doute l’œuvre d’une professionnelle.

Mercure volant

Jean de Bologne dit Giambologna - Douai (Nord, France), 1529 - Florence (Italie), 1608
Mercure volant, 1574
Bronze - H. 1,80 m
Paris, musée du Louvre

Messager du dieu Zeus-Jupiter dans la mythologie grecque et romaine, sa longue et mince silhouette tient en équilibre sur le souffle du dieu des vents Éole. L’artiste a relevé, là, un défi de taille !
Alors que la pointe du pied du jeune dieu repose sur le vent, son bras s’étire, le doigt pointé vers le ciel, où réside le roi du ciel. Tout le poids du corps sur le bout du pied, Mercure prend son élan, prêt à s’envoler. La technique de fabrication du Mercure volant, la fonte à la cire perdue, a permis à l’artiste de donner à sa sculpture son aspect si gracieux et aérien que le marbre n’aurait pu atteindre.

Génie de la Danse n°2

Jean-Baptiste Carpeaux - Valenciennes (Nord, France), 1827 - Courbevoie (Hauts-de-Seine, France), 1875
Génie de la Danse n° 2, entre 1872 et 1910
Bronze - H. 81,5 cm, L. 33,8 cm
Paris, musée d’Orsay

Carpeaux célèbre la danse en faisant référence à l’Antiquité. Mais son « Génie de la danse », un jeune homme souriant, déborde de vie et d’énergie. Tout le corps est tendu, prêt à s’élancer dans les airs. Quelle vitalité !

Faunesse dansant


XIXe siècle
Bronze à patine vert-antique - H. 16,3 cm
Paris, musée du Louvre

La jeune fille exécute un pas de danse. Le buste courbé, le ventre rentré, le corps de profil est en équilibre sur la pointe du pied droit, la jambe gauche repliée tandis que la tête de face et le bras droit en avant cherchent la stabilité de la pose. La figure paraît bien mystérieuse : seules les oreilles taillées en pointe et la queue animale au bas du dos trahissent un être hybride.

Danseuse, position de quatrième devant sur la jambe gauche, première étude

Edgar Degas - Paris (France), 1834 - Paris (France), 1917
Fondeur : Adrien-Aurélien Hébrard (1865 - 1937)

Danseuse, position de quatrième devant sur la jambe gauche, première étude, entre 1921 et 1931
Bronze à patine brune - H. 41 cm
Paris, musée d’Orsay

Degas fréquente plusieurs fois par semaine l’Opéra de Paris. Il dessine sur le vif les jeunes danseuses du corps de ballet dans leurs classes d’exercices. De retour dans son atelier, il utilise de la cire pour les modeler. Degas est le premier à observer et sculpter de « vraies danseuses ». Cette jeune danseuse est représentée à l’instant précis où la position de ses jambes et celle de ses bras lui permettent d’atteindre un équilibre parfait. Sa nudité montre tous ses muscles tendus par l’effort.

Mouvement de danse (Figure F)

Auguste Rodin - Paris (France), 1840 - Meudon (Hauts-de-Seine, France), 1917
Mouvement de danse (Figure F), 1911
Plâtre - H. 26 cm, L. 26 cm
Paris, musée Rodin

Rodin, qui fréquente les danseurs et chorégraphes modernes, reproduit dans le plâtre des « Mouvements de danse ». Mais le sculpteur va au-delà des capacités physiques de ses personnages. Le corps est ici déformé à l’extrême, les articulations des bras semblent avoir disparu. Les mains sont à peine reconnaissables tout comme le visage. Plutôt qu’un danseur, nous imaginons un contorsionniste sortant d’une boîte à ressort ! Rodin ne se soucie pas de tout cela. Ce qui lui importe avant tout : montrer toute l’énergie qui se dégage de ce corps.

Patineuses

Félix Del Marle - Pont-sur-Sambre (Nord, France), 1889 - Bécon-les-Bruyères (Hauts de Seine, France), 1952
Patineuses, 1913
Fusain sur papier - H. 54,5 cm, L. 44 cm
Paris, Centre Pompidou, musée national d’Art moderne

Dans ce dessin au fusain, le peintre décompose le mouvement de la glissade de la patineuse, en juxtaposant la représentation de plusieurs patins à glace ou en variant la position de son bras droit. Le trait est rapide et souligne le rythme dynamique de la patineuse. L’œuvre est l’une des rares créations françaises relevant du mouvement futuriste fondé en 1909. Del Marle ne représente plus un instant figé ou suspendu mais la sensation de vitesse exprimée par ces nombreux traits.