Rencontre avec le nouveau monde

Présentation
Cette piste de visite matérialise par l’objet et l’image les circulations matérielles induites par la découverte et l’exploitation du Nouveau monde. Il met en évidence la fascination des Européens pour les matériaux exotiques, qui donne lieu à la réalisation d’objets aussi étranges que luxueux, et permet d’analyser la production d’une œuvre métissée.
Parti pris
Au-delà de l’attention portée au voyage des matières et des objets, cette piste a privilégié l’observation du jeu des artistes avec les matériaux. Cette piste s’adresse aux classes de lycée (Seconde et Première spécialité histoire des arts).
Objectifs
Comprendre comment la découverte de nouvelles régions du monde et de civilisations inconnues a mené à des réalisations artistiques nouvelles. Savoir situer dans l’espace l’origine géographique des matériaux utilisés et le lieu de réalisation de l’œuvre.
Matériel
Un fonds de carte du monde préparé en amont par le professeur et comportant les noms des principales aires géographiques étudiées durant le parcours, des crayons de couleurs, un crayon et du papier. Pour chaque étape, il s’agira de situer sur le planisphère, à l’aide de cinq couleurs, l’origine géographique des matériaux, le lieu de production de l’objet et enfin le lieu de son utilisation, ou de sa collection.
Parcours

Préconisation avant la visite

Pour acquérir les bases nécessaires à la compréhension du parcours, il faudrait avoir traité en classe de Seconde les parties du programme consacrées à la constitution d’empires coloniaux, aux progrès de la connaissance du monde, au devenir des populations des Amériques, et aux productions artistiques de la Renaissance. L’étude du Candide Voltaire devrait également enrichir l’analyse des œuvres abordées au fil de la visite. Il serait utile également d’aborder, dans le chapitre consacré aux tensions, mutations et crispations de la société d’ordres, le point de passage sur les ports français, l’économie de plantation et la traite.
 

En ce qui concerne la classe de première, il faudrait avoir traité l’une des deux séquences du programme : les matières, les techniques et les formes, ou la circulation des œuvres et les échanges artistiques.

La pêche des perles aux Indes
Antonio Tempesta (1555- 1630)
Huile sur lapis lazuli

MR suppl 243 

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Thierry Ollivier

Représenter une Amérique rêvée en Europe

Salle 1 

Les élèves commencent par décrire l’œuvre d’Antonio Tempesta et s’interrogent sur la scène représentée. 
    - Dans quelle partie du monde est-elle censée se dérouler ? 
    - Que récoltent ces pêcheurs ? 
    - Le tableau reflète-t-il la réalité humaine de l’exploitation des ressources américaines par les Européens ? 

Cette peinture donne à voir une scène pittoresque dans laquelle des hommes plongent depuis des pirogues pour rapporter huîtres perlières et coquillages destinés aux collectionneurs. Elle reflète si peu la réalité du travail des indigènes que Charles Quint a dû légiférer en 1542 pour qu’aucun Indien libre ne participe à ces récoltes gourmandes en vies humaines, ce qui n’a pas empêché une progressive disparition des populations et écosystèmes d’origine, principalement dans les Grandes Antilles. Ainsi, cette œuvre reflète l’une des représentations que les Européens se font de l’Amérique, continent sur lequel Tempesta n’a d’ailleurs jamais posé le pied.

    - Qu’est-ce qui fait de ce tableau un objet rare et voyageur, digne d’être offert à Côme de Médicis ? 
La peinture est appliquée sur une pierre dure, précieuse et recherchée en Occident depuis l’Antiquité : le lapis lazuli. Les élèves identifient les principales sources d’approvisionnement de ce matériau pour les Occidentaux. Le commerce du lapis lazuli s’amplifie avec l’ouverture de routes maritimes intercontinentales. Cette œuvre d’un peintre florentin témoigne donc de l’intensification des échanges internationaux et fait dialoguer une représentation occidentale de l’Amérique avec une pierre convoitée et convoyée jusqu’en Europe depuis l’Afghanistan et l’Iran. 

Enfin, l’artiste joue avec les veinules composées de pyrite de fer caractéristique du lapis lazuli. 
    - Comment l’artiste intègre-t-il ces irrégularités à son œuvre ? 

Coupe : Nautile monté 
Ultrich Ment (1570 - après 1634)
Augsbourg, 1617 – 1618
Nautile, argent, argent doré, camées 

OA 12205

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

Transformer les merveilles d’une nature lointaine en objets hybrides et luxueux

Salle 1

    - Quels éléments de ces objets sont importés du Nouveau Monde ? 
    - Comment ces curiosités de la nature sont-elles arrivées dans les mains des Européens ? 

Découverte avec l’étape 1, l’œuvre de Tempesta représente deux curiosités naturelles qui fascinent les Européens du 16ème siècle : les perles et les nautiles. Pêchées dans la mer des Caraïbes, sur la côte pacifique du Mexique, dans le golfe de Panama et à l’embouchure de l’Orénoque, les perles arrivées par le port de Séville inondent le marché européen dès les années 1535-1545.

 

 

Pendentif : Colombe
Espagne (?), 1550
Perle baroque, or émaillé 

OA 2319

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Stéphane Maréchalle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    - Quel type de perles était particulièrement recherché au 16ème siècle ? 
    - Comment les orfèvres, notamment germaniques, jouent-ils comme Tempesta avec les irrégularités du matériau brut ? 

Les perles irrégulières, dites baroques, sont recherchées dès le 16ème siècle par les collectionneurs et les orfèvres. Les artistes s’inspirent des irrégularités des perles qui constituent le point de départ de leurs réalisations. A partir de ce que les collectionneurs appellent des naturalia, ils produisent des œuvres destinées à des cabinets de curiosités. Récolté dans la mer des Caraïbes ou dans l’Océan Indien, le nautile exposé ici sert lui aussi de point de départ à Ulrich Ment, qui l’associe à une monture d’argent finement orfévrée. 

Si elles sont recherchées par les collectionneurs pour leur beauté, les perles le sont également pour les pouvoirs magiques qui leur sont prêtés depuis le Moyen Age. Elles combattraient la mélancolie, élimineraient les cauchemars, procureraient la joie et la paix, donneraient bonne mémoire et bonne vue et soigneraient les maux d’estomac. Ces pouvoirs, et leur assimilation à une pierre vivante se nourrissant de l’épiderme de celui qui la porte, peut apporter un éclairage sur l’iconographie de certains portraits féminins appartenant à l’Ecole de Fontainebleau.

Plat : Scène de chinoiserie
Attribué à Giuseppe Sarao
Naples (Italie), vers 1730-1740
Ecaille de tortue, or, nacre

R 25 

© Guillaume Benoit / Galerie Kugel

Incruster une scène de chinoiserie sur une carapace de tortue 

Salle 1 

A partir de la description de l’objet, les élèves identifient les différents matériaux utilisés, leur provenance géographique probable et le lieu de réalisation de l’œuvre. 

    - Comment se nomme la technique utilisée ici ? 
    - Comment l’artiste a-t-il joué des effets de matière ? Quelle pouvait enfin être la fonction d’un tel objet ? 

Réalisé en écailles de tortue, en or et en nacre, cet objet de prestige reprend la technique de la technique de l’écaille piquée inventée plus tôt en France et en Allemagne. Les ateliers napolitains l’ont portée à un haut niveau de virtuosité, ce qui constitue un exemple du voyage des techniques artistiques à l’intérieur de l’Europe. Le produit de ce savoir-faire éblouissant pouvait être utilisé comme un cadeau diplomatique ou un souvenir rapporté d’un Grand tour. 

    - Que représentent les incrustations de nacre de ce plat ? 
    - Pourquoi associer la Chine à ce luxueux objet ? 

Les scènes de chinoiserie qui ornent cette œuvre renvoient quant à elles à une représentation d’un Orient rêvé par les Européens. Cet engouement pour les représentations d’une Chine fantasmée se répand dans l’Europe de la première moitié du XVIIIe siècle. Ici, nous observons des motifs empruntés à la gravure d’Augsbourg, témoignant des voyages des modèles à l’intérieur de l’Europe par l’intermédiaire de la gravure.

 

Triptyque
Le Christ en Croix entre saint François d’Assise et saint Jérôme, la Vierge et saint Jean

Mexique, 1530-1570
Plumes, feuilles d’or, rehauts peints, bois, cuir

Écouen, musée national de la Renaissance, E.Cl.10852

© RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / René-Gabriel Ojeda

La rencontre du Nouveau et de l’Ancien monde dans une œuvre métissée : le cas du triptyque de la Crucifixion

Salle 4 

    - Que représente cette œuvre et à quelle religion appartient son thème ? 
A partir de la description du triptyque, les élèves se demandent à quel type d’œuvre on peut le rapprocher par la forme. 

    - Quel matériau est utilisé ? 
    - Pourquoi peut-on parler d’un objet hybride, à la croisée de deux cultures ? 

Cette production a été réalisée au sein de l’école-atelier de San José del Belén de los Naturales fondée près de Mexico par Peter van der Moer, missionnaire franciscain originaire de Gand. Elle rappelle la fascination des Espagnols pour les œuvres aztèques réalisées à partir de plumes. Associés aux dieux chez les Aztèques, ces matériaux servent traditionnellement à orner vêtements et parures dans un contexte cultuel, par exemple pour parer les statues des dieux ou les victimes des sacrifices rituels.

    - En quoi la technique mise en œuvre par les artistes aztèques diffère-t-elle des pratiques de la Renaissance en Europe ? 
Minutieusement découpées, les plumes composant le triptyque sont ensuite fixées à une toile de coton imprégnée de colle (à base d’orchidée ou d’agave). Les artistes indigènes ne s’approprient donc pas la peinture à l’huile sur panneau des maîtres européens. Les origines géographiques de leur matériau témoignent des mobilités des Aztèques à l’intérieur de l’Amérique latine. En effet, les plumes les plus précieuses sont récoltées d’une part sur la côte du Golfe du Mexique, des forêts tropicales du Chiapas et du Guatemala et d’autre part sur la côte Pacifique (depuis l’Isthme de Tehuantepec jusqu’au Honduras). Parmi elles figurent celles du quetzal, du colibri, du perroquet, de l’ara, de la perruche…

    - Pourquoi ne pas avoir reproduit à l’identique la peinture d’un maître européen ? 
    - Comment expliquer le choix de cette technique au lieu de la peinture à l’huile ? 

Les élèves formulent des hypothèses sur les enjeux de la réalisation de cette œuvre sûrement envoyée en Espagne après sa réalisation. Les Aztèques ont rapidement fait preuve d’extraordinaires qualités de copistes. Las Casas témoigne par exemple de sa stupéfaction face à la qualité des instruments de musique européens qu’ils reproduisent. Parmi leurs talents, ils démontrent brillamment leur capacité à reproduire les tableaux des maîtres européens. Néanmoins, dans le contexte de l’évangélisation du Nouveau Monde, les missionnaires font le choix de réutiliser l’art de la plumasserie pour diffuser plus facilement le catholicisme. Ils encouragent l’adaptation de cette technique en l’appliquant à l’art européen de la mosaïque et demandent aux indigènes de cette école de reconstituer, grâce à un modèle gravé, un triptyque consacré à la Passion du Christ. Il s’agit également, en envoyant ces œuvres en Europe et en les offrant aux princes et aux papes, de mettre en évidence l’habileté, l’intelligence et la piété des Aztèques, autant de qualités qui doivent interdire leur réduction en esclavage. 

Après la visite 

    - Activités cartographiques :
Les élèves réalisent une carte légendée résumant le parcours, en précisant le lieu de l’extraction des matériaux, celui de la confection des objets et enfin celui de leur utilisation, ou de leur collection.

On peut également proposer aux élèves la construction d’une carte de format A3, légendée et consacrée à la « Traite atlantique » au 18ème siècle. Il s’agirait d’associer aux figurés plusieurs œuvres sélectionnées par le professeur : par exemple, les sucriers découverts pendant l’exposition, des portraits de négociants, des éléments d’architecture de Nantes ou de Bordeaux, le tableau de Claude Joseph Vernet représentant le port de Bordeaux. Le site du projet « Traite négrière, esclavage et abolitions, pour un inventaire muséographique » réalisé par le Comité pour la mémoire de l’esclavage propose de riches ressources iconographiques. Un paragraphe de présentation et d’explication rédigé par les élèves accompagnerait chacune de ces illustrations.


    - Associer des œuvres d’art et des images à des textes littéraires ou historiques :
Le professeur propose aux élèves une sélection d’œuvres, d’objets et de textes reliés par la thématique de l’économie de plantation (succès du chocolat chaud chez les élites européennes, essor des ports atlantiques, enrichissement des négociants, traitements des esclaves dans les plantations, sociétés coloniales… Les élèves doivent associer une œuvre de leur choix à un texte et présentent les deux documents en les contextualisant. Ils justifient enfin leur choix en un paragraphe. Parmi les œuvres d’art, outre les paires de sucriers et les ressources mentionnées ci-dessus, on pourrait par exemple proposer Le Déjeuner de François Boucher, La tasse de chocolat de Jean-Baptiste Charpentier le Vieux, Une Sultane buvant du café (Madame de Pompadour en habit turc) de Carle Van Loo, Le Baise-main de Johann-Joachim Kaendler. Parmi les textes littéraires, on pourrait utiliser des extraits de Candide de Voltaire ou de Voyage à l’Isle de France, à l’Isle de Bourbon, au cap de Bonne Espérance de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre. Des rapports de mer (Rapport de mer de J. Tanquerel, capitaine au long cours, d’après le registre de l’Amirauté de Nantes, 1769, Archives départementales de Loire-Atlantique) et des rapports de négociants (Rapport de négociant de Nantes envoyé à M. de Sartine, ministre de la marine et des colonies, 5 novembre 1777) pourraient par exemple être cités en tant que sources historiques. On pourrait également intégrer des textes d’historiens consacrés aux conditions de vie des futurs esclaves et de l’ensemble des marins, en particulier des mousses, sur les négriers.


    - Organiser la synthèse d’une recherche documentaire grâce à une carte mentale :
Les élèves construisent une carte mentale amorcée par le professeur en prenant pour point de départ le plat en écaille de tortue. Ce travail doit permettre de mettre en évidence le voyage des matériaux, des techniques (marqueterie Boule), des motifs (gravure d’Augsbourg). Les élèves doivent intégrer des exemples précis, illustrés d’une image et référencés avec rigueur. Ce travail pourrait également être construit à partir du triptyque aztèque de la Crucifixion.


    - Associer un objet du parcours à une œuvre musicale composée dans le Nouveau Monde :
A partir d’une sélection musicale opérée par le professeur et de documents annexes, les élèves choisissent une composition musicale et l’associent à un objet présenté durant le parcours. Après avoir présenté les deux œuvres en les situant chacune dans leur contexte historique propre, ils justifient leur choix en plusieurs paragraphes.

Bibliographie

- « Les soutiers de la traite », dans Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume, Didier Guyvarc’h, Histoire populaire de Nantes, Presses universitaires de Rennes, 2007.
- Christian Grataloup, Le Monde dans nos tasses, Armand Colin, 2017.
- Serge Gruzinski, La Pensée métisse, Fayard, 1999.
- Lecouteux Claude, Dictionnaire des pierres magiques et médicinales, Imago, 2011.
- Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d’une couleur, Seuil, 2006.

Discographie

- Antonín Dvořák, Symphonie N°9 « Nouveau Monde » [CD], Claudio Abbado (chef d’orchestre), Deutsche Grammophon, 2010.
- Brazilian Adventures [CD], Jeffrey Skidmore (chef d’orchestre) Hyperion Records, 2015.
- El Nuevo Mundo – Folías Criollas [CD], Jordi Savall (interprète), Alia Vox, 2010.
- Bailar Cantado Fiesta Mestiza En El Peru [CD], Jordi Savall (interprète), Alia Vox, 2018.
- Symphonies du Nouveau Monde. Musique baroque d’Amérique latine [CD], Jeffrey Skidmore, (chef d’orchestre), Hyperion Records, 2003.
- Villancicos y danzas criollas (1550-1750). De la iberia antigua al nuevo mundo [CD], Jordi Savall (interprète), Alia Vox, 2003.

Sitographie

- Lien vers le tableau du musée des Beaux-Arts de Dijon nommé Dame à sa toilette (Ecole de Fontainebleau) : https://musees.dijon.fr/dame-a-toilette
- Deux articles consacrés à la technique de l’écaille piquée : https://books.openedition.org/inha/11421?lang=fr  et https://www.gazette-drouot.com/article/quand-naples-se-piquait-d-ecaille...
- Une page du Musée des arts décoratifs de Paris consacrée à la chinoiserie dans les arts décoratifs : https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/parcours/x...
- Une page du Musée des arts décoratifs de Paris consacrée à l’influence des chinoiseries chez les ornemanistes : https://madparis.fr/francais/bibliotheque/expositions/expositions-termin...
- Le site du projet « Traite négrière, esclavage et abolitions, pour un inventaire muséographique » réalisé par le Comité pour la mémoire de l’esclavage : http://www.cnmhe.fr/inventaire/traites.html#
- Une courte synthèse sur les représentations des grands ports français du XVIIIe siècle : (https://histoire-image.org/fr/etudes/ports-xviiie-siecle)
- Lien vers les portraits du négociant Dominique Deurbroucq et de sa femme : https://www.chateaunantes.fr/thematiques/les-portraits-des-deurbroucq/
- Lien vers La tasse de chocolat de Jean-Baptiste Charpentier Le Vieux : (https://art.rmngp.fr/en/library/artworks/jean-baptiste-charpentier-le-vi...)
- Lien vers Le Déjeuner de François Boucher : https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010059924
- Une courte synthèse sur Le Déjeuner de François Boucher : https://histoire-image.org/fr/etudes/dejeuner
- Lien vers Une Sultane buvant du café de Carle Van Loo : http://chateaubellevue.wifeo.com/les-peintures.php
- Lien vers Le Baise-main de Johann Joachim Kaendler : (https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/johann-joachim-kaendler_le-bais...)
- Liens vers la chocolatière et le sucrier du nécessaire offert à Marie Leczynska : https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010203556 et https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010203591 
- Le dossier de presse du Musée du quai Branly « Plumes ; Visions de l’Amérique précolombienne » : https://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/1-Edito/6-Footer/1-Espac...
- Un article consacré à l’art plumassier aztèque à l’occasion de l’exposition du Musée des Amériques d’Auch : http://interviews2.lemondeprecolombien.com/index_69.htm

 

Textes : © Musée du Louvre / Suzanne Deslondes