Les œuvres de l'exposition

Inscription honorifique

Athènes (Grèce actuelle) Marbre blanc
Fin 3ème ou début du 2ème siècle avant J-.C.
H : 86 cm ; L : 48 cm


Trois mots grecs  enserrés par deux couronnes de laurier figurent sur cette plaque : « Le peuple » ou « démos » dans la couronne de gauche, « les jeunes » (oi neoi) dans celle de droite. La suite de l’inscription s’adresse à « Aristoxenis fils de Démophon ». Cette dédicace  faite par les citoyens athéniens  rend hommage à un riche citoyen qui a sans doute pris en charge les dépenses du gymnase. Les deux couronnes symbolisent les honneurs décernés à ce bienfaiteur ou évergète.

L’évergétisme se développe au 4ème siècle avant Jésus-Christ et surtout à l’époque hellénistique (323 avant Jésus-Christ - 31 avant Jésus-Christ) et impériale (31 avant Jésus-Christ - 476 après Jésus-Christ). Il trouve son origine dans l’idéal aristocratique de générosité, de dévouement et d’embellissement de la cité.  Attendue par les citoyens, cette générosité, comprise comme un acte civique reconnu par la démocratie athénienne, est  récompensée par une couronne et un éloge public, voire une statue lorsque le bienfaiteur, qui agit dans le cadre de ses fonctions, favorise  la diplomatie ou l’action militaire de sa cité. Cette inscription prouve, malgré la fin de l’indépendance de la cité d’Athènes en 338 avant Jésus-Christ, la vitalité du comportement civique des citoyens et leur investissement dans le développement urbain de leur communauté.